L’Atelier de Cédric @ Publicis Media France avec Gérard Bar-David
Editor in Chief & Publisher @ Gonzo Music
Rencontré chez Publicis Media France, Gérard Bar-David est journaliste musical et fondateur, Editor in Chief & Publisher de Gonzo Music. Un parcours de passionné, qui incarne une figure clé du paysage médiatique : celle de l’indépendant qui crée et dirige son propre média en ligne.
La rencontre avec L’Atelier de Cédric
Au programme de cet échange : un parcours de journaliste musical riche de centaines d’entretiens, et l’aventure d’un média musical indépendant en ligne. Les photos de la rencontre sont à retrouver en bas de cette page.
Un parcours de journaliste musical
Pour la presse écrite, la radio ou la télévision, parmi des centaines d’entretiens, Gérard Bar-David a notamment partagé de précieux instants avec Prince, Stevie Wonder, Bob Marley, Mark Knopfler (Dire Straits), les Jacksons, Simple Minds, Depeche Mode, George Harrison, James Brown, Police, Kate Bush, The Ramones, LL Cool J, Redman, A Tribe Called Quest ou, du côté francophone, Serge Gainsbourg, Nino Ferrer, Téléphone, Etienne Daho, Niagara, Stephan Eicher, Jean-Louis Murat, les Rita Mitsouko, MC Solaar et IAM. Dès le tournant des années 80 il se tourne également du coté de la world et rencontre Fela, Youssou N’Dour, Salif Keita, Lucky Dube , Tiken Jah Fakoly ou encore Ismael Lo.
Ces informations datent de l’époque de la rencontre.
Gonzo Music : être journaliste à l’ère du webzine
Diriger un webzine musical, c’est endosser plusieurs métiers à la fois. Editor in Chief, on définit la ligne éditoriale, on commande et on édite les articles ; Publisher, on porte aussi le modèle économique, la technique du site, l’audience et les partenariats. Dans un média musical indépendant en ligne, ces deux casquettes se confondent souvent dans une seule personne — c’est la force et la difficulté du genre.
Le web a rebattu les cartes du journalisme musical. Là où il fallait jadis intégrer une rédaction établie, n’importe quel passionné peut aujourd’hui créer son titre, publier sans attendre un bouclage, couvrir des niches que la presse généraliste ignore. Les webzines ont ainsi fait vivre des scènes entières — rock, électro, world, hip-hop — avec une liberté de ton que peu de grands médias s’autorisent.
Cette liberté a un revers : la fragilité économique. Un webzine indépendant vit de la passion avant de vivre de la publicité, et l’indépendance se paie souvent en précarité. Côté statut, on y croise des pigistes, des bénévoles, parfois quelques salariés ; les revenus restent faibles et variables, un journaliste salarié en presse ou web se situant plutôt autour de 24 à 38 k€. La pérennité tient à la régularité, à une communauté fidèle et à un positionnement clair.
En 2026, le modèle se réinvente encore : newsletters (Substack), podcasts, vidéo et présence sociale prolongent le webzine, pendant que le SEO et l’IA bousculent la production de contenu. Mais le besoin de fond demeure : une voix identifiée, une vraie expertise, une curation que les algorithmes ne remplacent pas.
Missions, parcours, statuts, salaires, erreurs à éviter : on a tout détaillé dans notre guide complet → Devenir journaliste musical en France.
Pourquoi cette rencontre a du sens
Parce qu’elle réunit deux histoires en une : celle d’un journaliste qui a interviewé les plus grands, et celle d’un entrepreneur de média qui a bâti son propre titre. Un parcours qui montre que le journalisme musical peut aussi être une aventure d’éditeur indépendant. Retrouve toutes nos rencontres du music business sur le blog des rencontres.
La rencontre en images





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Depuis 2010, Cédric Tilèpe documente les pros qui font la musique en France.
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