Adrien Daucé, alias AuDen, est auteur, compositeur et interprète. Au moment de cette rencontre avec L’Atelier de Cédric, au Studio Bleu, c’est un artiste breton à l’univers singulier — folk et « poésie celtique » — signé chez Polydor après avoir construit son propre répertoire.
La rencontre avec L’Atelier de Cédric
L’échange revient sur le chemin qui mène de l’écriture au disque : se forger une identité d’auteur, rencontrer un réalisateur pour mettre ses chansons en son, et signer chez un label qui les porte jusqu’au public et à la radio.
Le parcours d’AuDen
Auteur – Compositeur- Interprète
Originaire de Dinan (Côtes-d’Armor), AuDen a débuté la musique sur une guitare bricolée. Adolescent, il se tourne vers l’électro avant de plonger pour de bon dans le folk. AuDen commence à se forger un répertoire propre, inspiré à l’époque de certains textes de Damien Saez et Bertrand Belin. Mais sa voie est unique, faite d’une poésie celtique alliée à une chanson française onirique. Fort de ses premières chansons, AuDen fait ses premiers pas scéniques en 2010 en première partie de Mike Ibrahim ou Tété. Invité au festival Les Rencontres Trans Musicales de Rennes (Ille-et-Vilaine), il y fait la connaissance d’Olivier Coursier du groupe Aaron.
Signé par Polydor, AuDen sort en juillet 2013 le single « Azur Ether ». Ce premier exemple de son travail avec Olivier Coursier est suivi deux mois plus tard par « Pour mieux s’unir ». Soutenue par une bonne programmation radio, la chanson fait une apparition dans les ventes françaises de titres. AuDen capitalise sur ce premier succès avec la sortie en octobre 2013 de l’EP AuDen. son premier album intitulé Sillon est disponible le 24 mars 2014.
Copyright 2014 Music Story François Alvarez
Ces informations datent de l’époque de la rencontre.
De la chanson au disque : l’auteur, le réalisateur et le label
Avant d’être un métier, écrire des chansons, c’est se forger un univers : un territoire, des influences, une voix qui n’appartient qu’à soi. C’est le premier travail de l’auteur-compositeur — accumuler des chansons, affiner une patte, jusqu’à ce qu’un répertoire tienne debout. Mais une chanson écrite n’est pas encore un disque.
Vient alors la rencontre décisive avec un réalisateur (le « producer ») : celui qui met en son, choisit les arrangements, transforme une maquette en titre fini. Cette collaboration est un métier à part entière, et un auteur-compositeur a tout intérêt à savoir s’entourer plutôt qu’à vouloir tout faire seul. C’est souvent à ce moment qu’intervient le label : à la différence du contrat d’édition, qui porte sur les droits d’auteur des chansons, le contrat d’artiste finance et diffuse l’enregistrement, travaille la radio et la sortie.
Pour l’auteur-compositeur-interprète, l’économie se construit alors sur plusieurs piliers : les droits d’auteur SACEM (texte et musique), les royautés liées à l’enregistrement et, toujours, la scène. Comprendre la différence entre ces contrats et ces sources de revenus, c’est déjà éviter quelques-unes des erreurs les plus coûteuses du métier.
Écrire des chansons, en vivre, défendre ses droits : on a tout détaillé dans notre guide complet → Devenir auteur-compositeur / songwriter en France.
Pourquoi cette rencontre a du sens
Le parcours d’AuDen montre comment une écriture singulière, née loin des circuits parisiens, trouve le chemin du disque et de la radio grâce aux bonnes rencontres — un réalisateur, un label. C’est un bel exemple du métier d’auteur-compositeur dans sa dimension la plus concrète, et exactement ce que L’Atelier de Cédric aime raconter. Découvrir toutes nos rencontres.
Tu veux vivre de ta musique en maîtrisant les rouages du business ?
Depuis 2010, Cédric Tilèpe documente les pros qui font la musique en France.
Aujourd'hui il te forme à bâtir le tien :
TEMPO Structuration — 9 semaines, 100 % à distance,
certifiée Qualiopi et finançable (jusqu'à 0 € de reste à charge selon ton statut).