Laurent Cochini, l’architecte du son des marques
Rencontre avec le directeur général de Sixième Son
Une rencontre au croisement de la musique, de la marque et du sens

Dans le cadre de L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Laurent Cochini s’inscrit dans une exploration des métiers qui façonnent l’identité artistique et culturelle contemporaine. À travers son parcours au sein de l’agence Sixième Son, il incarne une génération de professionnels qui ont contribué à faire du son un levier stratégique, créatif et émotionnel pour les marques.
Cette rencontre met en lumière un univers souvent invisible mais omniprésent : celui de l’identité sonore. Un domaine où la musique, la narration et la stratégie se rencontrent pour construire des signatures auditives capables de marquer durablement l’imaginaire collectif.
Laurent Cochini, un parcours au cœur de l’identité sonore
Laurent Cochini est directeur général de l’agence Sixième Son, reconnue comme l’un des leaders européens de l’identité sonore et du design musical.
Après un Master 2 en sciences sociales à l’EHESS, il rejoint Sixième Son en 2008 comme chef de projet, avant de prendre la direction du pôle conseil, puis d’être nommé directeur général en 2016.
Son parcours illustre l’évolution d’un métier hybride, à la croisée de la musique, du marketing et de la communication. Conférencier à la Sorbonne et dans plusieurs écoles de commerce, il intervient régulièrement sur les liens entre musique et marques, contribuant à structurer une réflexion sur le rôle du son dans la construction de l’identité culturelle et commerciale des organisations.
Présente à Paris, New York, Chicago, Barcelone et Moscou, Sixième Son a signé les identités sonores de grandes marques et institutions telles que la SNCF, Renault, Roland-Garros, Coca-Cola, Samsung, AXA ou encore Castorama. Chaque jour, plus de deux milliards de personnes entendent l’une des créations de l’agence.
Sixième Son : quand le son devient un langage de marque
Fondée par le designer sonore Michaël Boumendil, Sixième Son s’est imposée dès les années 1990 comme une référence dans l’audio branding, en proposant aux marques une identité musicale complémentaire à leur identité visuelle.
L’agence développe une approche singulière : considérer le son comme un vecteur de sens, de mémorisation et d’émotion. Dans un monde saturé d’images, la dimension sonore devient un outil stratégique pour se différencier, créer de la cohérence et renforcer la relation entre les marques et leurs publics.
Laurent Cochini défend cette vision d’un son qui ne se limite pas à un jingle ou à une musique publicitaire, mais qui s’inscrit dans une véritable narration globale. L’identité sonore devient alors un langage, capable d’exprimer la personnalité d’une marque, ses valeurs et sa promesse.
Le son comme vecteur de sens et d’émotion
Dans ses prises de parole, Laurent Cochini insiste sur la capacité du son à construire une identité mémorable. Associer naming et identité sonore dès la conception d’une marque permet de renforcer son impact et sa singularité.
Le son agit comme un marqueur émotionnel, capable d’ancrer une marque dans la mémoire collective, au même titre que son logo ou son discours. Cette approche rejoint une tendance plus large : les marques cherchent désormais à raconter des histoires, à créer des expériences sensorielles et à développer une relation plus émotionnelle avec leurs publics.
L’intérêt professionnel de la rencontre
La rencontre avec Laurent Cochini offre un éclairage précieux sur un métier encore méconnu, mais essentiel dans l’écosystème culturel et créatif.
Elle permet de comprendre comment se construit une identité sonore, comment elle s’inscrit dans une stratégie globale et comment elle influence la perception d’une marque.
Pour les artistes, producteurs, labels ou acteurs de la musique, cette discussion ouvre également une réflexion sur la place du son dans la construction d’un univers artistique. À l’heure où les frontières entre musique, communication et branding s’estompent, l’expérience de Laurent Cochini illustre l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles formes de collaboration entre création artistique et stratégie de marque.
Sixième Son et l’écosystème culturel contemporain
Au-delà du monde de la publicité, Sixième Son intervient dans des domaines variés : institutions culturelles, événements sportifs, médias, industries créatives.
L’agence participe ainsi à la construction d’un paysage sonore contemporain, où chaque marque, chaque événement, chaque institution cherche à affirmer sa singularité à travers une signature auditive.
Cette approche rejoint une évolution plus large de l’industrie culturelle : la musique ne se limite plus à la scène ou au disque, elle devient un élément structurant de l’identité des organisations, des territoires et des marques.
Une vision contemporaine de la création sonore
À travers son parcours, Laurent Cochini incarne une vision moderne du design sonore :
– une approche stratégique du son,
– une attention particulière à la cohérence entre musique, image et discours,
– une réflexion sur l’émotion et la légitimité des choix musicaux,
– une volonté de replacer la création sonore au cœur du récit des marques.
Cette vision contribue à faire du son un outil de narration, capable de créer du sens dans un environnement médiatique de plus en plus fragmenté.
À propos de L’Atelier de Cédric
L’Atelier de Cédric est une série de rencontres avec des artistes, producteurs, managers, directeurs artistiques et acteurs de l’industrie musicale et culturelle.
Chaque échange vise à décrypter les parcours, les métiers et les visions qui façonnent l’écosystème créatif contemporain.
À travers ces rencontres, L’Atelier de Cédric propose un regard transversal sur la musique, la création et les industries culturelles, en donnant la parole à celles et ceux qui œuvrent dans l’ombre comme sur le devant de la scène.
Pour aller plus loin : découvrir la rencontre en vidéo
La rencontre avec Laurent Cochini est à retrouver en vidéo sur la chaîne YouTube de L’Atelier de Cédric.
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Michaël Boumendil, le compositeur qui a inventé la voix des marques
Le son comme langage, la musique comme identité
Dans l’univers des marques, l’image a longtemps été reine. Logos, couleurs, typographies ont structuré l’identité visuelle des entreprises. Mais une autre dimension, plus invisible et pourtant omniprésente, s’est progressivement imposée : le son.
En France, l’un des grands artisans de cette révolution silencieuse s’appelle Michaël Boumendil. Compositeur, entrepreneur et fondateur de l’agence Sixième Son, il a contribué à faire émerger une discipline encore méconnue à ses débuts : l’identité sonore.
À la croisée de la musique, de la création artistique et de la stratégie de marque, son parcours raconte l’histoire d’un pionnier qui a su transformer le son en un véritable langage.
Aux origines d’une intuition : écouter avant de voir
Bien avant que le terme “audio branding” ne s’impose dans le vocabulaire des professionnels, Michaël Boumendil pressent que le son joue un rôle déterminant dans notre perception du monde.
La musique ne se contente pas d’accompagner les images : elle structure l’émotion, crée du sens, influence la mémoire.
À une époque où les marques investissent massivement dans leur image visuelle, il propose une idée radicale : penser le son comme un élément central de l’identité d’une marque.
Cette intuition donnera naissance à Sixième Son, une agence entièrement dédiée à la création d’identités sonores pour les marques, les institutions et les médias.
Sixième Son : la naissance d’un nouveau métier
Avec Sixième Son, Michaël Boumendil pose les bases d’un nouveau métier : celui de designer sonore appliqué aux marques.
Loin de se limiter à la composition de jingles, l’agence développe une approche globale :
– analyser l’ADN d’une marque,
– comprendre son histoire, ses valeurs et sa vision,
– traduire cette identité en un univers sonore cohérent.
Cette méthode permet de créer des signatures musicales capables de s’inscrire dans la durée et de traverser les supports : publicité, digital, événementiel, espaces physiques, produits, relation client.
Au fil des années, Sixième Son collabore avec de grandes marques et institutions, contribuant à structurer un paysage sonore devenu familier pour des millions de personnes.
Le son comme expérience émotionnelle
Pour Michaël Boumendil, le son est avant tout une expérience émotionnelle.
Une marque n’est pas seulement un discours rationnel : elle est un récit, une ambiance, une sensibilité.
Le son agit comme un raccourci émotionnel, capable de créer une relation immédiate entre une marque et son public.
Cette vision rejoint une transformation plus large de la communication contemporaine : les marques cherchent à créer des expériences sensorielles, à raconter des histoires, à construire un lien affectif avec leurs publics.
Dans ce contexte, l’identité sonore devient un outil stratégique, mais aussi artistique.
Entre musique et stratégie : un équilibre rare
Le parcours de Michaël Boumendil se distingue par sa capacité à naviguer entre deux mondes souvent opposés :
celui de la création artistique et celui de la stratégie.
Compositeur de formation, il revendique une approche musicale exigeante, nourrie par une culture artistique forte.
Entrepreneur, il comprend très tôt les enjeux économiques, culturels et symboliques des marques.
Cette double compétence lui permet de dialoguer à la fois avec les créateurs et les décideurs, les artistes et les marques, les musiciens et les communicants.
Une influence durable sur l’industrie créative
Au-delà de ses réalisations, Michaël Boumendil a profondément influencé la manière dont les marques envisagent le son.
Son travail a contribué à légitimer l’identité sonore comme un champ créatif à part entière, au même titre que le design graphique ou la direction artistique.
Aujourd’hui, l’audio branding est devenu un levier stratégique incontournable pour les marques, les médias et les institutions.
Cette évolution doit beaucoup à la vision de pionniers comme Michaël Boumendil.
Le son comme patrimoine immatériel des marques
L’une des idées fortes portées par Michaël Boumendil est celle du son comme patrimoine immatériel.
Une identité sonore n’est pas un simple outil marketing : elle fait partie de la mémoire collective.
Certaines signatures sonores deviennent indissociables de marques, d’événements ou d’institutions.
Elles accompagnent des générations, traversent le temps et participent à la construction d’un imaginaire commun.
Dans cette perspective, le travail de Michaël Boumendil s’inscrit dans une démarche culturelle autant que stratégique.
Un regard contemporain sur la création sonore
Dans un monde saturé d’images et de contenus, le son retrouve une place centrale.
Podcasts, plateformes de streaming, assistants vocaux, expériences immersives : le paysage sonore contemporain n’a jamais été aussi riche.
La vision de Michaël Boumendil apparaît aujourd’hui comme précurseuse.
Il a anticipé un mouvement de fond : le retour du son comme médium majeur de la communication et de la création.
Une figure clé du design sonore en France
Michaël Boumendil incarne une figure singulière dans l’écosystème créatif français :
celle d’un créateur capable de relier la musique, la marque et la culture.
Son parcours illustre l’émergence de nouveaux métiers, à la frontière entre l’art et l’industrie, entre la création et la stratégie.
À travers Sixième Son, il a ouvert la voie à une génération de professionnels du son qui pensent la musique comme un langage global, capable de structurer l’identité des marques et des institutions.
Au fil d’une autre rencontre





